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Le cri de détresse de Philippe Etchebest


Face au Covid19

RESTAURANT ET CONFINEMENT - Alors que les bars et restaurants resteront fermés au 1er décembre 2020 à cause du Covid, ils ne devraient pas rouvrir avant le 15 janvier, voire le 1er février 2021, selon nos confrères du Point.

[Mis à jour le 16 novembre 2020 à 19h13] Malgré l'annonce d'un éventuel allégement du dispositif des commerces non essentiels le 1er décembre, tout espoir a été écarté concernant une réouverture des bars et restaurants à cette date. L'allègement du confinement le 1er décembre ne concerne "pas les bars ni les restaurants ni les salles de sport où les risques de contamination sont par nature plus élevés" avait précisé le Premier ministre Jean Castex lors du premier bilan de la deuxième vague de coronavirus au cours d'une conférence de presse le jeudi 12 novembre 2020. Mais alors, à quelle date les restaurateurs peuvent-il espérer rouvrir ?

 

Selon les dernières informations du Point, une source proche du dossier en contact direct avec Bercy aurait confié au magazine d'actualité hebdomadaire que "la réouverture des établissements de restauration n'interviendrait pas avant le 15 janvier, voire le 1er février 2021". Exit les fêtes de Noël et du Nouvel An donc, les restaurants, bistrots, brasseries, bars et cafés vont-ils survivre, malgré les aides financières évoquées par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire (chômage partiel, PGE, fond de solidarité, aide au loyer...) ?

Ce nouveau coup de massue pourrait entraîner la fermeture de nombreux restaurants dans l'Hexagone. Pour rappel, les restaurants et bars ont été fermés pendant 3 mois au printemps 2020 lors du premier épisode du confinement, puis ont dû faire face au couvre-feu à 21 heures cet automne et se retrouvent désormais fermés depuis le 30 octobre... 

 

Malgré le confinement, les restaurants assurant la livraison de repas à emporter ou en livraison à domicile restent ouverts pour préparer les commandes et assurer le retrait des commandes par les clients (autrement dit, le click & collect). Uniquement dans la capitale, les fermetures des restaurants à emporter sont avancées à 22 heures en raison des attroupements qui avaient été constatés dans les rues de Paris près de ces établissements.

L'ensemble du secteur de la restauration déplore "une mise à mort"

Hervé Montoyo, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie des Pyrénées-Orientales, avait aussitôt réagi auprès de L'Indépendant après l'allocution d'Emmanuel Macron au JT de 20 heures, sur l'entrée en vigueur du confinement. "C'est la mort lente de nos commerces", avait-il martelé, très en colère, "si nous gérions nos entreprises comme le fait l'Etat, cela ferait longtemps que nous aurions mis la clef sous la porte (...) Comment allons-nous nous en sortir ? On nous parle de quelques semaines, mais qu'en sera-t-il vraiment ? Et si cela dure ? Encore une fois, je le répète, ces décisions pourront engendrer la mort de nos entreprises."

Le cri de détresse de Philippe Etchebest 

Et il n'était pas le seul à souligner une incompréhension, suite aux efforts qu'avaient fait tous les restaurants français placés sous couvre-feu et/ou avec un protocole sanitaire renforcé obligatoire. À Bordeaux, le chef étoilé Philippe Etchebest propriétaire du restaurant Le Quatrième Mur n'avait pas tardé à réagir lui aussi, sous le choc : "On a tout fait, comme de bons élèves. On a fait tout ce qu'on nous a demandé, pour arriver à quoi ? À une fermeture, c'est génial... (...) C'est très injuste pour ceux qui font leur travail correctement et font tout pour que les gestes barrières soient appliqués. C'est une injustice totale. Vous vous rendez compte tout ce que cela a demandé comme investissement ? Comme effort ?", avait-il grondé sur LCI. 

"On ne nous a pas entendus. Et je peux vous assurer qu'aujourd'hui ça va être des milliers d'emplois qui vont être perdus. Ca va être des centaines et des centaines d'entreprises qui vont fermer. Et au-delà de la faillite financière, il y a la faillite morale qui va être terrible pour les familles. Ce sont 2 millions d'emplois que nous générons aujourd'hui, vous vous rendez-compte, c'est colossal", avait martelé Philippe Etchebest sur LCI. "Mais je le répète une fois de plus : la santé est importante mais il faut trouver une solution, il faut trouver le bon équilibre dans tout ça."

Sur la page Facebook du restaurant gastronomique Le Belle Rive à Angers, on y trouve le témoignage poignant de la femme du chef de l'établissement, en date du 9 novembre, qui résume bien la détresse dans laquelle se trouve actuellement la profession.

Posté par : linternaute.com, 16/11/2020


1 commentaire(s)

Bernard

Il a tout à fait raison - pourquoi nous alors que les hyper sont grand ouvert



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